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Protéines et vitamine D après 60 ans : les repères officiels, simplement

Avec l'âge, on mange souvent un peu moins. Les besoins, eux, ne baissent pas tous au même rythme. Voici ce que disent les repères officiels sur deux sujets qui reviennent souvent à table : les protéines et la vitamine D.

· 3 min de lecture

Panier en osier rempli d'œufs bruns et blancs, posé dans l'herbe
Les œufs, faciles à cuisiner et peu chers, font partie des aliments riches en protéines cités par les repères officiels.

Un déjeuner de dimanche, une grand-mère qui picore et laisse la moitié de son assiette : « je n'ai plus très faim, à mon âge ». La scène est familière. Elle n'a rien d'inquiétant en soi, mais elle pose une question que les autorités sanitaires ont étudiée de près : comment continuer à couvrir ses besoins quand on mange moins ?

Ce que dit l'Anses

En 2019, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) a actualisé les repères alimentaires pour les femmes dès la ménopause et pour les hommes de plus de 65 ans. Son avis part d'un constat : avec l'âge, la dépense d'énergie au repos diminue, et on a tendance à réduire les quantités. Or certains apports sont alors moins bien couverts.

Gravure du XIXe siècle : grand marché couvert à charpente métallique, étals de légumes et clients
Un marché couvert au XIXe siècle. Faire ses courses à pied reste une bonne occasion de bouger.

La conclusion de l'agence est pratique : il est possible de garder les quantités habituelles dans l'assiette, à condition d'augmenter un peu l'activité physique. Autrement dit, marcher davantage permet aussi de mieux manger. C'est un des fils conducteurs de notre rubrique sur le fait de rester actif après 60 ans.

Les protéines : des besoins qui ne diminuent pas

Les protéines servent à entretenir l'ensemble des tissus du corps, et notamment les muscles. Les références européennes fixées par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) sont les mêmes pour les adultes et pour les personnes âgées : 0,83 gramme par kilo de poids corporel et par jour. Pour une personne de 65 kilos, cela représente un peu plus de 50 grammes par jour.

Le défi est donc de garder ces apports quand l'appétit diminue. Les aliments riches en protéines sont variés : œufs, poisson, viande, volaille, produits laitiers, mais aussi légumineuses comme les lentilles, les pois chiches ou les haricots secs, et le tofu. Répartir ces aliments sur les trois repas, plutôt que de tout concentrer le soir, facilite souvent les choses.

La vitamine D : le soleil d'abord

La vitamine D a une particularité : notre peau la fabrique quand elle est exposée au soleil. L'alimentation en apporte peu, surtout par les poissons gras (sardine, maquereau, hareng, saumon), les œufs et certains produits enrichis. En hiver, sous nos latitudes, le soleil est trop bas pour que la peau en produise beaucoup.

Sardines fraîches entassées dans un bac sur un étal de poissonnier
Les sardines font partie des poissons gras, parmi les rares aliments qui apportent de la vitamine D.

L'avis de l'Anses rappelle que plusieurs pays, dont la Finlande et les Pays-Bas, recommandent une complémentation en vitamine D pour toutes les personnes âgées, parce que la peau la fabrique moins bien avec l'âge et qu'on sort moins. En France, la question d'une complémentation se pose avec son médecin, qui connaît la situation de chacun.

Quelques idées simples à table

  • Un œuf à la coque ou une omelette au petit-déjeuner ou au dîner léger.
  • Des sardines en boîte, avec leurs arêtes, sur une tartine.
  • Une soupe de lentilles corail en hiver, un fromage blanc au goûter.
  • Du poisson deux fois par semaine, dont un poisson gras, comme le conseillent les repères du Programme national nutrition santé.
Femme âgée coiffée d'un chapeau de toile, penchée sur des arbustes dans un potager
Jardiner au grand air : un peu d'activité et un peu de lumière, deux choses que les repères officiels encouragent.

Prendre ses repas avec d'autres aide aussi : on mange mieux à plusieurs, et le repas reste un plaisir plutôt qu'une corvée. Nous y reviendrons dans un prochain article, manger avec plaisir à tout âge.

Un rappel important

Ces repères s'adressent aux personnes en bonne santé. Une perte d'appétit qui dure, un amaigrissement sans raison ou un régime particulier se discutent avec un médecin. Ce magazine résume des recommandations publiques ; il ne remplace pas un avis personnalisé.